La LPO à la réunion de COURTAULY

(sur la photo: Christian RIOLS au micro) Comme à Peyrefitte à l’automne dernier, c’est devant un public important et attentif que la réunion publique à COURTAULY s’est déroulée ce 7 mars.              

Avec l’aide d’un diaporama, il fut rappelé brièvement en début, les combats menés par l’association Le Cri du Vent, depuis sa création, en 2009. Il y eu ensuite comme moment fort, la projection du documentaire « Vents forts sur le Lévézou » (haut plateau du centre de l’Aveyron), document-témoignage dans lequel les habitants expriment leur amertume de s’être fait berner par les promoteurs. Ces derniers leur avaient promis le meilleur pour finalement ne recevoir que le pire : la destruction de leur paysage, la ruine de leur sommeil et de leur santé, ainsi que la perte de valeur de leurs biens immobiliers.

Furent également dénoncées avec images à l’appui :

– l’atteinte aux paysages par l’introduction d’engins industriels pouvant être visibles à des 10ènes de km à la ronde, comme depuis Monségur.    

– les risques d’incendie, alors que nous allons vers des étés plus chauds et secs.        

– les atteintes à la biodiversité par la destruction de plusieurs hectares de forêt reconnues par TotalEnergies, si son funeste projet venait à aboutir.   

Alors que le site convoité sur la commune de Corbières est reconnu et protégé par un double classement ZNIEFF & ENS (présences reconnues de plusieurs espèces de rapaces et de chauve-souris hautement remarquables), alors que le projet éolien de Ste Colombe sur l’Hers similaire fut abandonné, celui-ci est toujours aussi menaçant.

S’en est suivi un exposé soutenu par Christian RIOLS, président de la LPO Aude (et vice-président LPO au niveau régional) expliquant l’évolution de la LPO vis-à-vis des énergies renouvelables :  d’une attitude coopérative et constructive au début des années 2000, la LPO se positionne maintenant clairement en opposition aux projets éoliens terrestres devant le non-respect des promoteurs de leurs engagements en phase opérationnelles.     

Il a ensuite exposé les raisons d’un recours juridique déposé auprès du Tribunal administratif de Toulouse, à l’encontre du renouvellement du parc éolien de Roquetaillade, site qui est une aberration tant l’enjeu au niveau de l’avifaune est important. Un débat captivant avec questions & réponses s’en est suivi, et même au-delà de la séance, durant l’apéro-dinatoire.

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